<< Voir toutes les actualités

Actualités



Les élus nettoient le rond-point de Montlignon (vidéo)  








Le rond-point de la RD909 entre Saint-Prix et Montlignon est très souvent jonché de détritus. Le 1er août dernier, les élus de Saint-Prix ont symboliquement nettoyé cet équipement public pour dénoncer ce manque d’entretien.

Sacs plastiques, papiers et déchets aussi divers que variés ornent le rond-point de Montlignon. L’entrée des villes de Montlignon, d’Eaubonne et de Saint-Prix en est d’autant plus dégradé.

« De la même manière que la santé débute par l’hygiène, l’écologie commence par la propreté » explique Jean-Pierre Enjalbert, Maire de Saint-Prix. Pince et sac poubelle à la main, il ramasse consciencieusement les détritus qui se sont accumulés entre les hautes herbes du rond-point. Un peu plus loin, Céline Villecourt (adjointe au maire à l’urbanisme), Alexandra Gaillac (adjointe au maire à la communication), Lionel Boisson (adjoint au maire à la culture) et Jean-Pierre Chastaing (conseiller municipal) l’épaulent dans cette tâche que personne ne fait durant l’année.

Un enchevêtrement territorial inefficace

Le rond-point de Montlignon a été construit par le département, principalement sur le territoire de la commune de Montlignon. L’entretien devait, à l’origine être confié à la communauté d’agglomération de Val-et-forêt. Mais les réformes territoriales se succédant à un rythme soutenu ont débouché sur une situation kafkaïenne.

En 2016, la communauté d’agglomération Val-et-forêt a disparu. Eaubonne a rejoint l’intercommunalité Val Parisis quand Saint-Prix et Montlignon ont rejoint Plaine Vallée. Mais aucune de ces deux communautés d’agglomération n’a la compétence de l’entretien du rond-point de Montlignon comme pouvait l’avoir Val-et-forêt.

Cet équipement public n’est donc entretenu ni par les communes d’Eaubonne, de Montlignon et de Saint-Prix, ni par les différentes communautés d’agglomération, ni par le département. Face à un enchevêtrement territorial inefficace, la saleté l’emporte !

Trouver une solution en commun

En décembre 2016, Jean-Pierre Enjalbert dénonçait déjà cette situation nuisible à la qualité de vie des riverains et la préservation de l’environnement. Il récidivait en mars 2017 en écrivant au président du Conseil départemental. Il paraît évident, cependant, que seule une solution commune aux différentes collectivités permettra de s’affranchir de ce piège dans lequel les élus des différentes communes sont enfermés et qui les empêchent d’agir.